L’écoute, manifestation concrète de la présence à soi et à l’autre

L’écoute demeure l’outil thérapeutique numéro un.

Il est fondamental et il est impossible d’en faire l’économie.

Il revêt également un caractère ultime, peut-être insoupçonné, mais dont le thérapeute peut prendre conscience, notamment lorsqu’il constate, sans avoir rien fait d’autre que d’écouter son patient, que celui-ci quitte le cabinet tout léger et ragaillardi.

Ce cas de figure aussi net reste assez exceptionnel, car la réalité est souvent plus complexe, exigeant d’avoir recours à des outils complémentaires, cependant, la qualité d’écoute du thérapeute est le marqueur essentiel de sa présence.

Voilà, nous y sommes : être présent. N’est-ce pas là au fond, l’objectif exigeant, ultime, de l’être humain, pour lui-même, pour aimer son partenaire, pour coopérer adéquatement avec ses collègues dans son activité professionnelle et pour évoluer harmonieusement dans la société.

Nous voyons bien la proximité entre « écouter » et « être présent ».

La présence est exigeante en effet, car elle réclame une attention totale.